Résumé en quelques points
Le DNS relie votre nom de domaine à votre site, vos emails, et d’autres services (CRM, newsletters, hébergements).
Un DNS mal configuré peut provoquer : site hors ligne, emails perdus, redirections cassées, soucis de sécurité et impact SEO indirect (crawl, disponibilité).
La propagation DNS et le TTL expliquent pourquoi un changement peut prendre du temps (minutes à 48h selon contexte).
Les bonnes pratiques PME : centraliser la gestion, documenter, activer SPF/DKIM/DMARC, limiter les “bidouilles”, surveiller.
Let’s Doo peut auditer et sécuriser votre DNS pour éviter les pannes et garantir site + email + outils connectés.
Introduction : Le DNS, c’est le GPS de votre site
Imaginez Internet comme une énorme ville.
Votre nom de domaine (ex : monentreprise.be) c’est l’adresse que vous donnez aux gens pour qu’ils vous trouvent.
Le DNS, c’est l’équivalent du GPS / annuaire qui dit : “Quand quelqu’un tape cette adresse, il faut l’envoyer à tel endroit.”
Si le DNS est bien réglé, tout marche : votre site s’ouvre, vos mails arrivent, vos outils (newsletter, formulaire, CRM,...) se connectent.
Mais si le DNS est mal configuré, c’est comme si votre adresse pointait vers la mauvaise rue : le site peut devenir inaccessible, les emails peuvent ne plus arriver, ou finir dans les spams.
En bref : le DNS est un petit réglage “invisible” qui décide si on te trouve… ou pas.
Qu’est-ce que le DNS exactement ? (Définition)
Le DNS (Domain Name System) est un système mondial qui sert à traduire un nom de domaine lisible par les humains (par exemple votreentreprise.be) en informations techniques compréhensibles par les ordinateurs (comme une adresse IP ou l’adresse d’un service).
Concrètement, quand quelqu’un tape votre nom de domaine dans un navigateur, le DNS indique où se trouve votre site (vers quel serveur il faut se connecter). Il fait aussi la même chose pour d’autres services liés au domaine, notamment les emails : il précise à quels serveurs doivent être envoyés les messages destinés à @votreentreprise.be.
On peut donc voir le DNS comme “le système de direction” d’Internet : sans lui, un domaine ne sait pas où envoyer les visiteurs, ni où livrer les emails.
Sans DNS correctement configuré, votre site peut être inaccessible, vos emails peuvent ne pas arriver, votre sécurité peut être affaiblie, et votre SEO peut en pâtir (erreurs, lenteur, instabilité).
Pour une PME, comprendre le DNS, c’est éviter les pannes, sécuriser sa réputation d’envoi, et garantir une présence en ligne fiable !

Pourquoi votre site dépend “vraiment” du DNS
1) Parce que sans DNS, votre domaine ne pointe vers rien
Vous pouvez avoir payé votre site, votre hébergement, votre CMS… Mais si le DNS pointe au mauvais endroit, personne ne voit votre site.
2) Parce que vos emails professionnels passent aussi par le DNS
C’est un point critique pour les PME : un mauvais réglage DNS peut suffire à :
stopper la réception d’emails,
faire partir vos devis/factures en spam,
dégrader votre image (“ils ne répondent jamais”, alors que vous ne recevez rien).
3) Parce que toutes vos “connexions” utilisent le DNS
Vous voulez connecter :
une newsletter (Brevo/Mailchimp),
un outil de rendez-vous,
un CRM,
un sous-domaine (shop., app., help.) ?
Très souvent, l’outil vous demande “ajoutez un enregistrement DNS”. Et c’est normal : le DNS est le système qui relie votre domaine à vos services.
Comment fonctionne le DNS ? (version simple)
Sans entrer dans la technique, retenez cette logique :
Vous tapez un domaine (ex. votreentreprise.be)
Votre ordinateur demande à un service DNS : “C’est où ?”
Le DNS “remonte” une hiérarchie (un peu comme une administration)
Il obtient la réponse officielle pour votre domaine
Il renvoie l’adresse au navigateur
Le site se charge
Cette hiérarchie existe pour que tout soit fiable. On peut la résumer en 4 “étages” :
Résolveur DNS (récursif) : C’est le premier interlocuteur. Quand vous tapez votreentreprise.be, votre ordinateur demande au résolveur DNS : “Tu peux me dire où se trouve ce site ?” Ce résolveur est souvent celui de votre opérateur Internet (Proximus, Orange, etc.) ou un service public (Google DNS, Cloudflare…). Son rôle est simple : il fait la recherche à votre place et vous renvoie la réponse. Et pour aller vite, il garde souvent les réponses en mémoire (cache). C’est aussi pour ça qu’un changement DNS peut être visible plus vite chez certains que chez d’autres.
Serveurs racine (Root) : Si le résolveur n’a pas déjà la réponse en cache, il demande aux serveurs racine. Les serveurs racine ne connaissent pas l’adresse de votre site, mais ils savent vers qui orienter la recherche. En gros, ils répondent : “Tu cherches un domaine en .be ? Va demander aux serveurs qui gèrent le .be.” Ils sont au sommet de la hiérarchie. Ils servent uniquement à “aiguiller” vers la bonne extension.
Serveurs de l’extension (TLD) : Le TLD (Top-Level Domain), c’est l’extension : .be, .com, .fr, .net, etc. Les serveurs TLD ne donnent pas non plus directement l’adresse finale de votre site, mais ils savent quel fournisseur (ou quels serveurs) détient l’information officielle pour votreentreprise.be. Ils répondent donc un truc du style : “Pour ce domaine précis, la réponse se trouve chez ces serveurs-là (les serveurs faisant autorité).”
Serveur faisant autorité : C’est le dernier étage, et le plus important pour vous.
Le serveur faisant autorité est celui qui contient la configuration DNS de votre domaine : vers quel serveur pointe votre site (A/AAAA/CNAME), où arrivent vos emails (MX), quels textes de vérification existent (TXT), etc. C’est lui qui donne la réponse finale, la “vérité” : “votreentreprise.be pointe vers telle adresse / tel service. Ensuite, cette réponse est renvoyée au résolveur, puis à votre navigateur, qui peut enfin charger votre site.
Si vous voulez une phrase simple à garder : Le résolveur cherche, les serveurs racine orientent vers l’extension, le TLD indique où se trouve la zone de votre domaine, et le serveur faisant autorité donne la réponse finale.
Vous n’avez pas besoin de manipuler ces étages. Mais comprendre qu’il y a une chaîne vous aide à comprendre pourquoi une erreur DNS peut “bloquer” l’accès à votre site.

Comment configurer ou modifier votre DNS (sans être technique)
La bonne nouvelle, c’est que vous ne “touchez pas à Internet”. Vous modifiez simplement quelques réglages liés à votre nom de domaine dans une interface (souvent celle de votre registrar ou de votre fournisseur DNS). Le DNS est composé de petites lignes (enregistrements) : vous ajoutez/modifiez/supprimez une ligne selon le service que vous connectez.
Étape 1 : Savoir où votre DNS est géré (le point de départ)
Avant toute chose, identifiez où se gèrent vos DNS. Dans la plupart des cas, il y a deux options :
Chez votre registrar (celui où vous avez acheté le domaine)
Exemples : OVH, Infomaniak, Combell, Gandi, etc.
Chez un fournisseur DNS externe
Exemple fréquent : Cloudflare (mais il en existe d’autres).
Dans ce cas, votre registrar “pointe” vers ce fournisseur via les nameservers (NS).
Si vous ne savez pas où c’est géré : cherchez dans votre espace domaine une section “DNS” / “Zone DNS” / “Serveurs de noms”.
Étape 2 : Accéder à la zone DNS
Dans l’interface, vous cherchez généralement :
Zone DNS
Gestion DNS
DNS Records
Paramètres DNS
Vous verrez une liste de lignes avec des colonnes du type :
Type (A, CNAME, MX, TXT…)
Nom/Host (souvent @, www, ou un sous-domaine)
Valeur / Destination
TTL (parfois)
C’est là que vous modifiez les enregistrements.
Étape 3 : Modifier un enregistrement (la logique simple)
Vous faites toujours la même chose :
Vous repérez l’enregistrement concerné (ou vous en ajoutez un nouveau)
Vous mettez la valeur demandée par votre hébergeur / outil
Vous enregistrez
Vous attendez la propagation (parfois immédiate, parfois quelques heures)
Les 4 cas les plus courants en PME (avec ce qu’on change)
Cas 1 : Vous voulez connecter votre domaine à votre site web
Vous modifiez généralement :
un A record (si on vous donne une adresse IP), ou
un CNAME (si on vous donne une “destination” de type votre-site.provider.com)
Exemple typique :
@ (le domaine principal) → A → IP du serveur
www → CNAME → domaine principal (ou destination du CMS)
Attention : beaucoup de CMS demandent une configuration précise pour @ et www. Suivez exactement leurs instructions.
Cas 2 : Vous voulez configurer votre messagerie professionnelle (Google / Microsoft)
Vous modifiez :
MX (obligatoire pour recevoir des emails)
TXT (souvent pour SPF, parfois pour vérification)
Votre fournisseur mail vous donne une liste “copier-coller”.
Point important : ne supprimez pas vos enregistrements email existants si vous ne migrez pas réellement la messagerie.
Cas 3 : Vous voulez sécuriser vos emails (éviter le spam et l’usurpation)
Vous ajoutez/modifiez des TXT records :
SPF (autorise les serveurs d’envoi)
DKIM (signature)
DMARC (politique)
C’est une des optimisations les plus rentables pour une PME, car ça évite des devis/factures qui se perdent.
Cas 4 : Vous connectez un outil externe (newsletter, tracking, CRM…)
Souvent, l’outil vous demandera :
un CNAME (pour relier un sous-domaine)
ou un TXT (pour vérifier le domaine)
Exemple :
newsletter.votreentreprise.be → CNAME → outil-email.com
ou un TXT “token” pour prouver que vous êtes propriétaire du domaine

Propagation DNS : pourquoi les changements ne sont pas toujours immédiats
Quand vous modifiez un DNS, vous avez parfois cette sensation frustrante : “J’ai changé le réglage, mais ça ne marche pas encore…”
C’est souvent à cause de la mise en cache : pour aller plus vite, Internet garde en mémoire les réponses DNS pendant un certain temps. Ce temps dépend d’un paramètre appelé TTL.
TTL (Time To Live), en simple
Le TTL dit : “vous pouvez garder cette info en mémoire pendant X minutes/heures.”
TTL court : changement visible plus vite
TTL long : plus stable, mais changement plus lent
En pratique, un changement DNS peut être visible :
en quelques minutes,
parfois en quelques heures,
plus rarement jusqu’à 24–48h selon les caches.
DNS et emails : pourquoi SPF/DKIM/DMARC vous évitent des galères
Si vous envoyez des devis, des factures, des confirmations, ou des emails commerciaux, vous voulez que vos messages arrivent dans la boîte de réception, pas dans les spams.
Pour ça, Internet aime recevoir des “preuves” que vos emails sont légitimes. Ces preuves se configurent… via le DNS.
SPF : “qui a le droit d’envoyer pour mon domaine ?”
SPF indique quels serveurs sont autorisés à envoyer des emails au nom de votre domaine.
Erreur fréquente PME : avoir plusieurs SPF différents. En général, on veut un SPF clair et cohérent.
DKIM : “signature”
DKIM ajoute une signature qui aide les boîtes mail à faire confiance à vos messages.
DMARC : “règles + protection”
DMARC vous permet de définir quoi faire si un email “ne ressemble pas à un vrai email” de votre domaine : le surveiller, le mettre de côté, ou le refuser. C’est aussi un bon outil contre l’usurpation.
Approche simple : commencer en mode “surveillance”, puis renforcer progressivement.
DNS et SEO : quel impact réel sur votre référencement ?
Le DNS ne “booste” pas le SEO, mais il peut le plomber
Changer de fournisseur DNS ne vous fera pas gagner des positions comme par magie. Par contre, si votre DNS est mal configuré ou instable, vous pouvez créer des problèmes qui finissent par affecter votre visibilité (et surtout vos conversions).
L’indisponibilité et l’instabilité : le vrai danger
Si, à cause d’un souci DNS, votre site devient régulièrement inaccessible (même de façon intermittente), Google peut explorer moins de pages, revenir moins souvent, et votre référencement peut s’affaiblir progressivement. Côté utilisateurs, c’est immédiat : un site qui “ne répond pas” fait fuir.
Les migrations : là où le DNS a le plus d’impact
Le moment le plus risqué, c’est une refonte ou un changement d’hébergement/CMS. Un DNS mal géré peut provoquer des erreurs (pages introuvables), des incohérences entre www et sans www, ou des redirections incorrectes. Dans ce cas, ce n’est pas le DNS “en soi” qui pose problème, mais les conséquences : erreurs, confusion sur la version officielle du site, perte de signaux SEO.
À retenir pour une PME
Un DNS propre ne remplace pas une stratégie SEO, mais il garantit une base saine : site accessible, cohérent et stable. Sans cette base, même le meilleur contenu aura du mal à performer durablement.

DNS Belgium : son rôle en Belgique (et pourquoi c’est important pour une PME)
Si votre domaine se termine par .be, .brussels ou .vlaanderen, il y a un acteur clé : DNS Belgium.
1) DNS Belgium est le “registre” des domaines belges
DNS Belgium est responsable de l’enregistrement et de la gestion de tous les noms de domaine .be, .brussels et .vlaanderen.
Son rôle, en simple : garantir que :
un domaine n’est pas enregistré deux fois,
les domaines belges sont gérés de manière stable et sécurisée,
l’infrastructure (zone .be, serveurs de noms) reste disponible.
2) Vous n’enregistrez pas votre domaine directement chez DNS Belgium
En général, vous passez par un agent d’enregistrement (registrar) : un hébergeur ou fournisseur (Infomaniak, Combell, OVH, etc.). DNS Belgium est le registre, le registrar est l’intermédiaire commercial.
3) Activation rapide… et vérification possible
DNS Belgium indique que les nouveaux domaines sont activés rapidement (souvent dans les 30 minutes), mais qu’une vérification d’identité peut être demandée dans certains cas pour limiter les usages malveillants (phishing, spam).
4) DNSSEC : un maillon de sécurité possible
DNS Belgium explique aussi que les titulaires d’un domaine .be peuvent activer DNSSEC via leur registrar pour renforcer la sécurité DNS (comme un maillon supplémentaire, à côté du HTTPS).
Ce que vous devez retenir : en Belgique, vous avez un registre (DNS Belgium) + un registrar (votre fournisseur). Et votre DNS est la “configuration” qui relie votre domaine à votre site et vos emails.
Les pannes DNS les plus fréquentes en PME (et les symptômes)
1) “Notre site ne s’ouvre plus”
Symptômes : page inaccessible, erreurs de résolution, domaine introuvable.
Cause fréquente : un enregistrement A/CNAME modifié ou des NS changés.
2) “On ne reçoit plus d’emails”
Symptômes : silence total, clients qui disent “je vous ai écrit”.
Cause fréquente : MX supprimés/écrasés lors d’un changement de site ou de prestataire.
3) “Nos emails vont en spam”
Symptômes : devis/factures non lus, réponses rares, plaintes.
Cause fréquente : SPF/DKIM/DMARC manquants ou incohérents.
4) “www marche mais pas le domaine (ou l’inverse)”
Cause fréquente : alias CNAME ou redirections mal gérées.
Bonnes pratiques DNS (simples) pour éviter 80% des problèmes
Une seule personne (ou un seul prestataire) responsable
Un document clair : où est le domaine, où sont les DNS, qui a accès
Ne pas modifier au hasard : chaque ligne a une raison
Sécuriser l’email : SPF + DKIM + DMARC (au minimum surveillance)
Tester après chaque changement : site + formulaire + email entrant/sortant

Let’s Doo : on vous aide à garder un DNS propre et sans stress
Chez Let’s Doo, on aide les PME à éviter les galères invisibles : site inaccessible, emails qui tombent en spam, migrations qui cassent tout. Notre approche : simplifier et centraliser.
Concrètement, on peut :
auditer votre DNS (site + email + sous-domaines),
corriger et documenter proprement,
sécuriser la messagerie (SPF/DKIM/DMARC),
accompagner une migration de site/CMS sans couper vos emails,
connecter vos outils (CRM, tracking, newsletter) proprement.
Si vous avez besoin d’aide, écrivez-nous à hello@letdoo.be ou via notre formulaire de contact !
Conclusion
Le DNS est l’“annuaire” d’Internet : il relie votre nom de domaine à votre site, vos emails et vos services. Vous n’avez pas besoin d’être technique pour en comprendre l’essentiel, mais vous avez tout intérêt à savoir que :
un DNS mal réglé peut rendre votre site invisible,
et casser votre messagerie (souvent le plus grave en PME).
En Belgique, si vous utilisez un domaine .be, il est géré au niveau registre par DNS Belgium, via un réseau de registrars : c’est une structure fiable, mais vos réglages DNS restent votre responsabilité (ou celle de votre prestataire).
DNS signifie Domain Name System : le système qui traduit un nom de domaine en informations techniques pour accéder à votre site et vos emails.
Le nom de domaine est votre adresse (votreentreprise.be). Le DNS est la configuration qui dit où cette adresse pointe (site, emails, services).
Parce que le DNS peut pointer au mauvais endroit. L’hébergement peut être OK, mais le “panneau indicateur” est faux.
Souvent parce que les réglages email (MX/TXT) ont été écrasés pendant la modification DNS. C’est très fréquent en PME.
C’est le délai avant qu’un changement DNS soit visible partout, à cause de la mise en cache (TTL).
A/AAAA : site
CNAME : alias (www, sous-domaines)
MX : réception des emails
TXT : vérifications + sécurité email (SPF/DKIM/DMARC)
Souvent parce que SPF/DKIM/DMARC sont absents ou incohérents, donc les boîtes mail se méfient.
DNS Belgium est le registre des domaines belges : il gère .be, .brussels et .vlaanderen. Vous passez par un registrar, puis DNS Belgium enregistre/active le domaine.
En général, non : vous achetez/enregistrez via un registrar (hébergeur/fournisseur). DNS Belgium gère l’extension au niveau registre.
Indirectement oui : si votre site est instable, souvent inaccessible, ou si les redirections sont cassées, votre référencement peut en pâtir.
Oui : audit, correction, documentation, sécurisation email et accompagnement de migration. Contact : hello@letdoo.be.